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 Fatawas de pieux predecesseurs sur l'éloignement des pays d'associateurs...

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abou_Faryss
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MessageSujet: Fatawas de pieux predecesseurs sur l'éloignement des pays d'associateurs...   Ven 15 Avr - 18:20

assalamou 'alaykoum wa rahmatouLLAHi wa barakatouh,

al hamdouliLLAH wassalatou wassalam 'ala rassouliLLAH wa 'ala aalihi wa sahbihi wa man walah,

ALLAH 'aza wa jal dit:

" Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : “Où en étiez-vous ? ” (à propos de votre religion) - “Nous étions impuissants sur terre”, dirent-ils. Alors les Anges diront : “La terre d’Allah n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer ? ” Voilà bien ceux dont le refuge et l’Enfer. Et quelle mauvaise destination ! A l’exception des impuissants : hommes, femmes et enfants, incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie : A ceux-là, il se peut qu’Allah donne le pardon. Allah est Clément et Pardonneur. Et quiconque émigre dans le sentier d’Allah trouvera sur terre maints refuges et abondance. Et quiconque sort de sa maison, émigrant vers Allah et Son messager, et que la mort atteint, sa récompense incombe à Allah. Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux. " S4 V97-100

On lit dans Tafsir (l'exegese d')Al-Qurtubi :

" Ibn Al-'Arabi (rahimahullah) a dit : « Les savants ont divisé le voyage vers différents pays en deux catégories:

La première: Le voyage qui est fait pour s'enfuir.

La deuxième: Le voyage qui est fait dans le but de la recherche.

La première catégorie est subdivisée en six types :

1) Al-Hijra – qui est l'émigration de la Terre de Guerre (Dar-ul-Harb: Toute terre où les lois d'ALLAH ne sont pas appliquées) vers la terre des musulmans. Ce type de Hijra était obligatoire à l’époque du prophète ('alayhi salat wa sallam) et reste obligatoire jusqu'au Jour du Jugement !

2) Quitter la terre d'innovation (bid'a).

3) Quitter la terre où l’illicite est dominant et répandu.

4) S'enfuir de ce qui est nuisible pour son corps.

5) La crainte de tomber malade dans une terre qui a une atmosphère malsaine et la quitter vers une terre sur laquelle on peut marcher librement à l'extérieur (sans tomber malade).

6) S'enfuir de peur qu’un mal n’atteigne sa richesse.
" [1]

Al-Hafidh Ibn Kathir (rahimahullah) a dit dans son Tafsir :

" Ad -Dahak a dit :

« Ce verset a été révélé concernant un groupe de gens parmi les hypocrites qui sont restés à Makkah au lieu de partir avec le messager d'Allah (à Al-Madina). Ils ont fini par se battre aux côtés des mécréants le jour de Badr et ont été détruits avec ceux qui ont été détruits. » Ainsi ce noble verset a été révélé, et s'applique généralement à quiconque réside parmi les mécréants,
(1) alors qu’il a la capacité de faire Al-Hijra et (2) est dans l'incapacité d'établir sa Religion sur cette terre. Ainsi il s'opprime (lui-même) et commet l'interdit. Ceci est basé sur le consensus des savants et aussi sur la formulation trouvée dans ce verset, où Il dit « Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, » car ils n’ont pas accompli Al-Hijra « les Anges enlèveront leurs âmes en disant : “Où en étiez-vous ? ” (à propos de votre religion) C’est à dire: pourquoi êtes-vous restés ici et n’avez-vous pas fait Al-Hijra ? Concernant Sa parole : « Et quiconque émigre dans le sentier d’Allah trouvera sur terre maints refuges et abondance », c'est une incitation pour l'exécution d’Al-Hijra et l’éloignement des mécréants.
» [2]

L’imam Al-Alusi (rahimahullah) a dit dans Ruh-ul-Ma'ani après la citation de la Parole d'Allah :

La terre d’Allah n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer ? ” :

« Certains savants emploient ce verset comme preuve de l'obligation d’accomplir Al-Hijra du lieu dans lequel un individu n'est pas capable d'établir sa Religion. Ceci est l'avis de l’imam Malik. Ibn Al-'Arabi a aussi rapporté l'obligation de faire Al-Hijra d'une terre qui est frappée par la peste. » [3]

La chose suivante apparaît dans le livre Al-'Ibra mimma Ja'a bil-Ghazwi wa-Shahadati wal-Hijra d'Abu At-Tayib Sidiq Hasan [Khan] Al-Bukhari (rahimahullah) :

" Ce verset peut être employé comme la preuve de l'obligation de Al-Hijra pour chaque individu qui réside sur la terre de shirk ou la terre dans laquelle les actes de désobéissance à Allah sont commis ouvertement. Ceci à condition d’avoir la capacité d’accomplir Al-Hijra et ne pas être de ceux qui sont faibles, d’après la généralité du verset, bien que la cause de révélation du verset soit spécifique selon ce qui a été exposé précédemment. Ce qui est apparent est qu'il n'y a aucune distinction entre un lieu et un autre lieu, ni entre une époque et une autre époque. " [4]

Dans la même page, il est aussi dit :

ALLAH ta'ala dit:

" Et quiconque émigre dans le sentier d’Allah trouvera sur terre maints refuges et abondance "

Quand ce verset a été révélé, un groupe de musulmans avait migré vers la terre d'Abyssinie, tandis qu'un autre groupe, qui comprenait le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa sallam), était resté. Ils ont alors accomplit Al-Hijra vers la ville honorable de Médine et Al-Hijra est devenue obligatoire pour chaque individu qui était opprimé et non capable de manifester sa religion ouvertement. [5] [2]

ALLAH ta'ala dit :

" Ceux qui ont cru, émigré et lutté de leurs biens et de leurs personnes dans le sentier d’Allah, ainsi que ceux qui leur ont donné refuge et secours, ceux-là sont alliés les uns des autres. Quant à ceux qui ont cru et n’ont pas émigré, vous ne serez pas liés à eux, jusqu’à ce qu’ils émigrent. Et s’ils vous demandent secours au nom de la religion, à vous alors de leur porter secours, mais pas contre un peuple auquel vous êtes liés par un pacte. Et Allah observe bien ce que vous œuvrez. Et ceux qui n’ont pas cru sont alliés les uns des autres. Si vous n’agissez pas ainsi, il y aura discorde sur terre et grand désordre " [6]

L’imam As-Shawkani (rahimahullah) a dit dans son livre, Nayl-ul-Awtar :

" Al-Khattabi a dit :
« En effet, Al-Hijra est devenue obligatoire quand le prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) a migré vers Médine, (de même que ses compagnons) vers lui pour qu'ils puissent se battre à ses côtés et apprendre les principes de leur religion de lui.
Allah affirme cela dans beaucoup de versets du Qur'an, au point qu'Il a coupé la confiance d'alliance entre celui qui migre et celui qui ne migre pas.


IL ('aza wa jal) dit :

" Quant à ceux qui ont cru et n’ont pas émigré, vous ne serez pas liés à eux, jusqu’à ce qu’ils émigrent "

Ainsi quand Makkah a été prise et que les gens de chaque tribu ont commencé à entrer dans l’islam, la forme obligatoire de Al-Hijra a pris fin et seule cette forme, que l'on a recommandé, reste. » [7]

Al-Baghawi (rahimahullah) a dit dans Sharh-us-Sunna :
« Il est possible de combiner les textes sous un autre angle, ainsi sa parole (salallahu 'alayhi wa sallam): « Il n'y a plus de Hijra après la Conquête » fait référence à Al-Hijra de Makkah à Madinah. »

Al-Hafidh Ibn Kathir (rahimahullah) a dit dans son Tafsir :

" La signification de SA parole :

" Si vous n’agissez pas ainsi, il y aura discorde sur terre et grand désordre (fitnah) "

est : vous devez vous dissocier des mécréants et vous allier avec les croyants. Et si vous ne réussissez pas à faire ainsi, alors la fitna arrivera aux gens - et la fitna signifie la confusion et le mélange entre les croyants et les mécréants. Alors résultera (de cela) la progression et le débordement de la corruption parmi l'humanité. " [8]

L’imam Al-Alusi (rahimahullah) a dit :
" Il y aura une fitna sur la terre " signifie que de grands tourments arriveront suite à cela : des différences d'avis, la faiblesse dans la foi et une manifestation ouverte de la mécréance.
« Et une grande corruption » signifie répandre le sang (illégalement) d’après ce qui a été rapporté d’Al-Hasan. Ainsi, la compréhension est qu'il y aura une grande corruption en cela.
» [9]

Concernant la Parole d'ALLAH 'aza wa jal :

" Ceux qui ont cru, émigré et lutté de leurs biens et de leurs personnes dans le sentier d’Allah ",

Al-Alusi dit : « ils sont les Mouhajiroun (émigrants) - ceux qui ont émigré pour Allah de leurs maisons dans leur patrie et les ont laissées à leurs ennemis. » [10] [3]

Ibn 'Abbas (radiallahu 'anhu) a rapporté que le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa sallam) a dit :

« Il n'y a pas (plus) de Hijra après la Conquête, mais à la place le Jihad et la bonne intention. Et si vous trouvez n'importe quel désaccord, fuyez (loin de cela). » [11]

Il est exposé dans Tuhfat-ul-Ahwadhi :
" Il n'y aura (plus) de Hijra après la Conquête " fait référence à la Hijra de Makkah.

Al-Khattabi et d'autres ont dit :
« Dans les premiers temps de l’islam, Al-Hijra était obligatoire pour quiconque acceptait l’islam, en raison du peu de musulmans qui résidaient à Médine et leur besoin de se réunir dans l'unité. Cependant, quand Allah a ouvert Makkah pour la conquête, les gens sont entrés dans l'islam en nombre. Ainsi l'obligation d’émigrer à Médine a été annulée et l'obligation du Jihad et la bonne intention est restée obligatoire sur quiconque venait à cette occasion ou était attaqué par un ennemi. » [12]

Il expose aussi :
« La sagesse derrière l'obligation de Al-Hijra sur celui qui a accepté l’islam, était aussi pour qu'il puisse être préservé de l'abus de ses parents mécréants. En effet, ils avaient l'habitude de torturer ceux de leurs rangs qui avaient accepté l’islam, jusqu’à ce qu'ils apostasient de leur Religion et reviennent à la leur. Ce type de Hijra continue avec la même règle (obligatoire) pour quiconque a accepté l’islam en résidant dans les pays de mécréance et a la capacité de partir. Concernant « Mais à la place Jihad et bonne intention »

At-Tibi a dit : « Cette rectification appelle à l'opposition de la règle qui vient après cela en faveur de ce qui vient avant. La compréhension de cette déclaration est que Al-Hijra - qui est de quitter sa patrie - qui a été exigée de chaque individu pour se rendre à Médine, a pris fin, à part ce qui est fait dans le but de faire le Jihad, qui est resté existant, ainsi que ce qui est fait en pure intention, comme fuir les pays de mécréance, émigrer pour la recherche de la science et fuir les épreuves pour sa religion. L'intention est incluse dans tous ces aspects. » [13]

Il est exposé dans Badhl-ul-Majhud fi Halli Abî Dawûd :
« Quant à sa deuxième parole (salallahu 'alayhi wa sallam), [14] sa signification est : Al-Hijra des pays de mécréance vers les pays d'islam ne cessera pas jusqu'au Jour du Jugement. » [15]

Il a rapporté aussi, la chose suivante :
< La déclaration suivante est citée d'Al-Khattabi dans le livre Al-Hashiya : < Aux premiers temps de l'islam, Al-Hijra était obligatoire, puis elle est devenue recommandée. > "

Cela est trouvée dans la Parole d'ALLAH ta'ala :

" Et quiconque émigre dans le sentier d’Allah trouvera sur terre maints refuges et abondance "

Ce verset a été révélé après que le prophète ait émigré à Médine et quand l'abus des mécréants envers les musulmans (à Makkah) est devenu sévère.

Ainsi, on leur a commandés aussi, d’émigrer vers lui. Ceci afin qu'ils puissent être avec lui (salallahu 'alayhi wa sallam), pour qu'ils puissent se soutenir si les choses devaient empirer et pour qu'ils puissent apprendre de lui les aspects de la religion et mieux la comprendre. La crainte la plus grande venait à cette époque de la tribu des Quraysh et des gens qui résidaient à Makkah.

Ainsi quand Makkah a été prise, cette compréhension a pris fin et l'obligation de Al-Hijra a été levée et est revenue à la recommandation. Ainsi il y a deux types de Hijra. Celle qui a pris fin était celle qui était obligatoire et celle qui est resté est celle que l'on a recommandé. >
[4]

Samura Ibn Jundub (radiallahu 'anhu) a rapporté que le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa sallam) a dit :

" Quiconque entretient des relations intimes avec un mécréant et réside avec lui, alors il est comme lui. " [16]

Il est exposé dans Nayl-ul-Awtar :
« Dans ceci est la preuve de l’interdiction de résider avec les mécréants et l'obligation de s’éloigner d'eux. » [17] [5]

Jabir Ibn ' Abdillah a rapporté que le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa sallam) a dit :

" Je suis loin (je m'innocente) de tout musulman qui établit sa résidence parmi les mécréants. » Ils (les compagnons) ont dit : « ô messager d'Allah, pourquoi ? » Il a dit : « leurs deux feux (de la maison) ne doivent pas regarder l'un vers l'autre (c'est-à-dire etre à porter de vue). " [18]

Ibn Al-Athir (rahimahullah) a dit dans An-Nihaya :

« Cela signifie qu'il est exigé aussi bien qu'obligatoire au musulman de tenir une grande distance entre son domicile et le domicile du mécréant. Le lieu où il allume son feu (pour la maison) ne doit pas être établie de façon à ce qu’il soit visible et apparent au feu du mécréant, puisque c'est le feu qui est allumé à l'intérieur du domicile (pour tenir chaud).
Au lieu de cela, il doit établir sa maison sur la terre des musulmans. En effet, il est détesté pour quelqu'un pour vivre à côté des mécréants parce qu'il n'y a aucun accord ou confiance avec eux. C’est pourquoi les musulmans sont fortement encouragés à accomplir Al-Hijra
»

Et il (rahimahullah) a dit :
« Leurs deux feux diffèrent, celui-ci appelle vers Allah tandis que l'autre appelle vers le shaytan , ainsi comment peuvent-ils être d'accord ? »[6]

Jabir (radiallahu 'anhu) a rapporté :
« J'ai prêté serment d'allégeance au messager d'Allah que j’accomplirai la prière, payerai la Zakat, donnerai conseil sincère à tout musulman et que je me dissocierai de tout mécréant. » [19]

Il est exposé dans le livre Al-'Ibra :

" Ibn Hajr Al-Makki dit dans ses Fatawa à propos de ce hadith :

" La signification de ces ahadith est qu'il est exigé de chaque musulman de tenir son domicile loin des domiciles des mécréants, c’est à dire ceux qui sont en guerre avec les musulmans. Il ne doit pas établir non plus sa maison en un lieu, où s’il allume un feu (pour se réchauffer), il serait visible et apparent au feu qu'ils ont allumé dans leurs maisons (pour tenir eux-mêmes au chaud). Ceci parce que quand il (un musulman) a son feu face aux autres feux, il est compté comme étant un parmi eux. Il a été convenu que Al-Hijra est obligatoire sous certaines conditions, de la terre qui est en guerre avec les musulmans.
Dire « les deux feux l'un vers l'autre " est une expression figurative tirée de la parole : " ma maison regarde dehors vers la maison de telle personne, ce qui signifie qu’elle fait face.
"

La raison de la relation entre la cause et l'effet en ce qui concerne leur résidence parmi les mécréants est en raison de leur addition à la population des mécréants. Ainsi, si une armée devait les rechercher, peut-être ne pourraient-ils pas les aider, puisqu'ils verraient les feux de camp des musulmans mélangés avec leurs feux de camp. Ceci parce que quand les Arabes rencontraient une armée, ils connaissaient leur nombre en comptant les feux de camp qu'ils avaient.
Un exemple de ceci est arrivé pendant la sortie du prophète 'alayhi salat wa sallam pour prendre Makkah, quand les mécréants ont envoyé à un représentant pour voir son armée, qui était dans le passage de la ville de Dhahran. Ainsi quand ce grand avertissement pour les musulmans de résider parmi les incrédules a été révélé,
le prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) s'est détaché de quiconque vit parmi eux. Ceci car le Jihad devait etre mené contre eux.
" [20]

Il est exposé dans Al-Hashiya de l'imam As-Sindi :
" tenir compagnie à un mécréant mène au shirk et prêter serment d'allégeance d’abandonner le shirk entraîne le serment d’abandonner toutes les choses qui mènent vers cela. Ainsi ce serment aboutit au refus d'accompagner un incrédule et Allah est plus savant. " [21] [7]

Dans autre hadith, le prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) a dit :

" Chaque musulman est sacré à un autre musulman. Deux frères se supportent (s’entraident) l'un l'autre. Allah n'accepte pas les actes d'un mécréant qui a accepté l’islam, jusqu’à ce qu'il se retire des mécréants (et aille) chez les musulmans. " [22][8]

Mu'awiya a rapporté que le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa sallam) a dit :

" Al-Hijra ne cessera pas jusqu’à ce que le repentir cesse (d'être accepté). Et le repentir ne cessera pas (d'être accepté) jusqu'à ce que le soleil se lève de l’occident. " [23][9]

Et dans autre hadith, il (salallahu 'alayhi wa sallam) a dit :

" Al-Hijra ne prendra pas fin tant que les mécréants sont combattus. " [24]



Notes:

[1] Tafsir Li-Ahkam-il-Qur'an de l’imam Al-Qurtubi (7/350)
[2] Tafsir Al-Qur'an-ul-Adhim d'Ibn Kathir (1/555)
[3] Ruh-ul-Ma'ani de l’imam Al-Alusi (5/126)
[4] Al-'Ibra Mimma Ja'a bil-Ghazwi wa-Shahadati wal-Hijra (pg. 217)
[5] Ibid
[6] Surat-ul-Anfal : 72-73
[7] Nayl-ul-Awtar de l’imam As-Shawkani (8/178)
[8] Tafsir Al-Qur'an-ul-Adhim d'Ibn Kathir (2/343)
[9] Ruh-ul-Ma'ani de l'imam Al-Alusi (10/38)
[10] Ruh-ul-Ma'ani (10/37)
[11] Rapporté par Al-Bukhari (1834) et Muslim (1864) du hadith de 'Aisha. Cette formulation est sa forme complète. Cependant, Dans le Sahih Muslim (1353) du hadith d'Ibn ' Abbas, il est rapporté sans la mention « après Al-Hijra ».
[12] Tuhfat-ul-Awadhi Sharh Sunan At-Tirmidhi d'Al-Mubarakpuri (5/214)
[13] Tuhfat-ul-Awadhi Sharh Sunan At-Tirmidhi (5/215)
[14] Il signifie par cela, la parole du prophète : « Al-Hijra ne prendra pas fin jusqu’à ce que le repentir ne prenne fin. » Sa vérification sera mentionnée plus tard.
[15] Badhl-ul-Majhud fi Halli Abi Dawud (11/372)
[16] Rapporté par Abu Dawud et d'autres. C'est un hadith hasan. Voir As-Sahiha (n°2330)
[17] Nayl-ul-Awtar de l’imam As-Shawkani (8/177)
[18] Rapporté par Abu Dawud, At-Tirmidhi et d'autres et c’est un hadith sahih. Voir la vérification dans Irwa-ul-Ghalil (1207)
[19] Rapporté par An-Nasa'i et d'autres et c’est un hadith sahih. Voir sa vérification dans Irwa-ul-Ghalil (5/31)
[20] Al-'Ibra Mimma Ja'a bil-Ghazwi wa-Shahadati wal-Hijra (pg. 266)
[21] Al-Hashiya (7/148)
[22] Rapporté par An-Nasa'i (1/358). Et Ibn Majah (n°2536) en a rapporté la deuxième partie. Sa chaîne de narration est hasan selon Irwa-ul-Ghalil (n°1207).
[23] Rapporté par Abu Dawud (n°2479) et dans Sahih Sunan Abu Dawud (n°2166). Il a été aussi rapporté selon Ad-Darimi, An-Nasa'i dans Sunan-ul-Kubra, Al-Bayhaqi, Ahmad et d'autres. C'est un hadith sahih comme il est mentionné dans Irwa-ul-Ghalil (n° 1208).
[24] Sahih Sunan An-Nasa'i (n° 3889)
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abou_Faryss
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MessageSujet: Fatwa datant du 9ème siècle d'un savant de Tlemcen   Ven 15 Avr - 20:37

assalamou 'alaykoum wa rahmatouLLAHi wa barakatouh,

On posa la question à l’érudit el Winshirîsî, l’un des grands savants de Tlemcen du neuvième siècle au sujet de la Hijra (émigration) des terres andalouses tombées aux mains des chrétiens. La population musulmane de la future Espagne a due se réfugier au Maghreb pour échapper au joug de l’envahisseur. Ne trouvant pas le pays d’accueil aussi prospère que la péninsule ibérique, certains ont éprouvé une certaine nostalgie des champs et des palais dans lesquels ils se pavanaient. Ils ont pour ainsi dire regretté d’avoir choisi l’exil et ont préféré presque retourner vivre sous la domination chrétienne plus attrayante à leurs yeux que le sol aride de l’Afrique du Nord. Voici en partie sa réponse :

Louange à Allah le Très-Haut et le Seul, que les Prières et le Salut d’Allah soient sur notre souverain et maître après Lui, Mohammed :

En réponse à la question posée, en sachant qu’ALLAH 'aza wa jal est le Garant de la réussite, je dis :

L’émigration d’un pays non musulman vers un pays musulman incombe à chacun jusqu’au Jour de la Résurrection. Il en est de même pour les pays où règne la débauche et la dépravation causée par la corruption ou les troubles.

Le Messager d’ALLAH ('alayhi salat wa sallam) a déclaré :

" Le meilleur richesse du musulman risque de devenir un troupeau de moutons qu’il mènera en pâturage à la cime des montagnes et autour des points d’eau, dans l’espoir de sauver sa religion des troubles. "
Rapporté par el Bukhârî, el Muwatta, Abou Dâwûd, et Nasâî.


Par ailleurs, Ashhab a rapporté selon Mâlik :
« Personne ne doit vivre dans un endroit où règne la corruption. » l’auteur d’el ‘Arîdha2 a souligné : « Si l’on posait la question : et s’il règne partout le même climat ? Nous pourrons répondre que l’individu doit opter pour le moindre mal. Par exemple, entre un pays non musulman et un pays musulman corrompu, il doit choisir ce dernier. S’il se trouve également dans un pays honnête mais pervers, il vaut mieux le quitter pour rejoindre un endroit corrompu mais chaste. En outre, un pays où la population enfreint les droits des hommes est meilleur qu’une région on l’on viole les droits d’Allah. »


Les arguments issus du Qour'an :

Les habitants de ce pays dont ce tyran (gouverneur chretien)– qu’Allah le maudisse – a pris les terres et s’est emparé des murs, ne sont pas dispensés de l’obligation d’émigrer, sauf si l’on peut concevoir qu’ils sont incapables de le faire à tous les niveaux et selon toutes les considérations, indépendamment du fait qu’ils baignaient dans la richesse de leur terre natale ; la Loi ne tient pas compte de telles revendications.

ALLAH 'aza wa jal a en effet révélé : " Mise à part les gens faibles parmi les hommes, les femmes, et les enfants qui n’ont pas trouvé de moyen ni aucun chemin. Ceux-là, Allah peut leur pardonner ; Allah est certes Compatissant et Absoluteur ". (3)

Ainsi, les personnes pardonnables et incapables de partir ne sont pas comparables à celles qui sont injustes envers elles-mêmes bien qu’elles avancent comme excuse au début du Verset : " Nous étions faibles sur terre ". Si ALLAH ta'ala ne l’a pas accepté, c’est parce qu’ils étaient en mesure d’émigrer d’une façon ou d’une autre. Par contre, Il a pardonné aux gens faibles qui ne pouvaient ni s’échapper ni trouver leur chemin à travers Ses dires : " Ceux-là, Allah peut leur pardonné ". "’asâ" (peut etre) venant d’Allah est à prendre dans le sens de certainement.


La personne qui se dit faible au début du Verset est punissable car elle est en fait capable de partir par un moyen ou par un autre contrairement à celle dont l’excuse est justifiée pour n’avoir aucune possibilité d’émigrer. La personne condamnée à vivre dans ces régions et qui ne peut ni sauver sa religion ni trouver aucune issue pour s’échapper, faute de ne pouvoir le faire, elle est comparable à l’handicapé ou au prisonnier. Il est possible aussi qu’elle soit très malade ou physiquement très faible, dans ces conditions, il est à espérer qu’il lui soit pardonné. En cela, elle est comparable à celui qui a dû renier sa religion sous la contrainte. Elle doit toujours malgré tout, garder la ferme intention au fond du cœur et la volonté sincère de partir si l’occasion se présente et si elle a les moyens de le faire. Autrement dit, elle doit être sur le pied du départ à la première occasion.


Quant à celle qui peut émigrer d’une façon ou d’une autre, elle n’est pas excusable. Elle se cause du tord à elle-même en persistant à vivre en terre infidèle, conformément à ce que dévoilent les Versets et les Propos prophétiques sur le sujet.

Allah ta'ala révèle :

" Ô croyants ! Ne prenez pas mes ennemis et les vôtres pour alliés en leur dévouant de l’affection alors qu’ils ont mécru à la vérité qui leur est venue… " jusqu’à Ses dires : "…celui qui le fait parmi vous, sera vraiment égaré du bon chemin ". (4)

" Ô croyants ! Ne choisissez pas un entourage en dehors des vôtres ; ils ne vous laissent aucun répit et aimeraient vous voir souffrir. S’ils affichent de la haine avec leur langue, leur cœur décèle bien pire encore. Nous vous avons montrés les signes (ou les Versets) si vous raisonnez vraiment ". (5)

" Les croyants ne doivent pas prendre en alliés les mécréants en dehors des croyants. Celui qui le fait n’aura aucun lien avec Allah sauf si vous cherchez à vous parer de leur mal. Allah vous met en garde contre Lui-même car c’est vers Lui que se fera le retour ". (6)

" Ceux à qui les anges retirent les ames alors qu'ils se faisaient du tord à eux-mêmes, les anges leur disent : où étions-vous ? Ceux-ci répondent : nous étions faibles sur terre. Ils disent : la terre d’Allah n’était-elle pas assez vaste pour ne pas émigrer ? Ceux-là ont pour demeure la Géhenne et quelle bien mauvaise destinée est-elle ! Mise à part les gens faibles parmi les hommes, les femmes, et les enfants qui n’ont pas trouvé leur chemin ni aucun moyen. Ceux-là, Allah peut très bien leur pardonner ; Allah est certes Compatissant et Absoluteur ". (7)


" Tu peux voir bon nombre d’entre eux se faire les alliés des mécréants. Le mal avancé par leur leurs mains est si ignoble ! Allah est en colère contre eux et ils reçoivent le châtiment éternel. S’ils avaient vraiment cru en Allah, au Prophète, et aux Versets qu’il a reçus, ils ne les auraient pas pris en alliés mais beaucoup d’entre eux sont des pervers ". (8]

Les personnes injustes envers elles-mêmes citées dans le Verset précédent, correspondent à celles qui ont délaissé la Hijra tout en étant capable de la faire comme le sous-entend la Parole d’Allah : " la terre d’Allah n’était-elle pas assez vaste pour ne pas émigrer ".
Elles se sont donc fait du tord à elles-mêmes en la négligeant et en restant au milieu des infidèles à gonfler leurs rangs. Concernant ceux dont les anges ont reprit l’âme dans le Verset en question, cela nous enseigne que la personne blâmée et condamnable est celle qui persiste à vivre au milieu d’eux.
Par contre, après un repentir, si celle-ci venait à mourir, même en cours de route (9), dans la situation où l’ange lui reprenait l’âme en dehors de leur territoire, son repentir sera plus prompt à recevoir le pardon ; sinon elle aurait rendu l’âme en état d’injustice envers elle-même. La suite du Verset vient confirmer cela lorsque le Seigneur révèle : " quiconque sort de chez lui pour émigrer vers Allah et son Messager…" jusqu’à Ses dires : "…Allah est certes Tout Absoluteur et Tout Miséricordieux ". (10)


Ces Versets coraniques sont tous ou tout au moins la plupart liés à cette question à l’exception de : " Tu peux voir bon nombre d’entre eux " qui est en rapport avec l’interdiction de s’allier aux mécréants.
Quant au Verset :

" Ô croyants ! Ne soyez pas les alliés des juifs et des chrétiens, les uns les autres. Quiconque parmi vous s'allie avec eux, est l'un d'entre eux. Certes, Allah ne guide pas la gente injuste ". (11)

Il ne laisse plus aucune place à toute ambiguïté concernant cette interdiction. C’est pourquoi, il est dit plus loin :

" Ô croyant ! Ne prenez pas en alliés ceux qui prennent votre religion en dérision et pour un jeu, parmi ceux qui ont reçu le Livre avant vous et les mécréants. Et craignez Allah si vous êtes vraiment des croyants ". (12)

La répétition des Versets de ce genre, ordonnés et construits de la même façon, ne peut que confirmer cette interdiction. Elle enlève toute ambiguïté qui peut se poser sur la question. Lorsque le sens est à la fois explicite et confirmé par le procédé de répétition, il ne règne plus aucune ambiguïté ni aucun doute.

Ces Textes coraniques accompagnés des Propos prophétiques et du consensus incontestable sur la question, viennent conforter cette fameuse prohibition.
Personne parmi les gens de la Qibla –attachés au Livre Illustre dont le faux ne peut venir ni devant lui ni derrière lui, c’est plutôt une révélation descendue d’un Dieu Sage et Loué (Digne d’éloges) – ne peut contester qu’il soit défendu de vivre au milieu des mécréants et de s’allier avec eux.

Cette interdiction est reconnue de façon incontestable dans les préceptes de la religion comme l’interdiction de consommer de la viande morte, du sang, du porc, de commettre impunément un meurtre, et toute proscription équivalente entrant dans le cadre des cinq principes universels auxquels s’entendent à condamner toute confession et religion confondues.

Quiconque vient contredire ce principe et lancer le débat parmi les gens résidents dans ces pays et ayant un penchant pour ses habitants, en soutenant qu’il est permit d’y vivre, en donnant moins d’importance à la gravité de la chose et en rendant son statut plus souple, est un vulgaire renégat et dissident. Leur allégation est réfutée d’emblé par des arguments qu’aucun musulman ne peut contester, comme elle est devancée par le consensus qu’il n’est possible de contredire ou de déroger.

Le chef de file des légistes, el Qâdhî Abû el Walîd ibn Rushd a précisé –qu’Allah lui fasse miséricorde – en introduction à son livre e-Tijâra ilâ Ardh el Harb :

« L’obligation d’émigrer pour le croyant n’est pas abrogée ; celle-ci est toujours en vigueur et requise jusqu’au Jour de la Résurrection. Il incombe d’après l’unanimité des musulmans, à tout individu converti dans un pays en guerre (daroul harb), de ne pas y résider, étant donné qu’il est sous l’égide des lois païennes. Il doit donc s’exiler pour se rendre en terres musulmanes qui sont régies par ses lois.

Le Messager d’Allah ('alayhi salat wa sallam) a déclaré :

" je suis innocent de tout musulman vivant parmi les païens. "

Par contre, il ne lui est pas interdit de revenir dans sa patrie, si celle-ci se rallie à la foi et à l’Islam, contrairement aux émigrés parmi les compagnons du Messager d’Allah ('alayhi salat wa sallam) pour lesquels il n’était pas permit de retourner à la Mecque en raison des bienfaits qu’Allah leur a réservé en compensation à ce sacrifice.

S’il incombe en regard des Textes du Coran, de la Sunna, et du consensus dit-il, à la personne convertie en terre ennemie, d’en sortir pour rejoindre le camp musulman ; il ne doit certes, pas héberger au milieu des païens ni résider parmi eux afin de ne pas être soumis à leurs lois ; Comment à fortiori pourrait-il être autorisé à quelqu’un d’entrer sur leur territoire soumis à leurs lois dans les transactions commerciales ou autre. Malik –qu’Allah lui fasse miséricorde – réprouvait que l’on puisse habiter dans un pays où l’on insulte la mémoire des anciens, que dire d’un pays où l’on renie l’adoration du Miséricordieux et où l’on adore les idoles ! Personne ne pourrait supporter cette situation si ce n’est tout musulman dont la foi est affectée. » Fin de citation.


Les arguments issus de la Tradition :

Quant aux preuves issues de la Tradition sur l’aspect illicite de cette résidence, nous pouvons recenser le Hadith où d’après e-Tirmidhî, le Prophète (sallallahou 'alayhi wa salam) a envoyé ses troupes à Khath’am. Certains des leurs ont cherché refuge dans la prière quand leur nombre s’est vu réduire très vite
Lorsque la nouvelle parvint aux oreilles du Prophète ('alayhi salat wa sallam), il leur a enjoint de verser la moitié du prix du sang pour ensuite déclarer : " Je suis innocent de tout musulman vivant parmi les païens.
Comment cela ? Ont demandé les Compagnons.
Chacun ne doit pas voir le feu de l’autre a-t-il répondu.
" (13)


Dans cet ordre, le Prophète a dit ('alayhi salat wa salam)) : " N’habitez pas avec les païens et ne restez avec eux. Quiconque habite ou reste avec eux, compte parmi eux. " (14)

Ces deux textes sont très explicites sur la question, de sorte que le sens ne peut échapper à nulle personne dont la vision est saine et dont le raisonnement est probe. Tous deux ont été certifiés dans le nectar des six références sur lesquelles tourne le moulin de l’Islam.

Les savants ont dit : aucun texte ne vient ni les contredire ni les abrogés ou ne serait-ce que leur donner un aspect spécifique. Leur implication est incontestable pour tout musulman. Cela suffit amplement pour s’en servir comme argument sans compter que les textes coraniques et les principes de la religion viennent les corroborer et témoigner en leur faveur.

D’après Abû Dâwûd dans ses Sunan, selon Mu’âwiya: j’ai entendu dire le Messager d’Allah (sallaLLAHou 'alayhi wa salam) :

" L’émigration sera valable tant qu’on aura droit au repentir, et le repentir sera valable tant que le soleil ne se lèvera pas en Occident. " (15)

Si certains émigrés en terre d’Islam se plaignent d’avoir un mauvais niveau de vie, cette revendication vide de sens est complètement erronée. Personne ne peut se voir consentir de retourner dans un pays chrétien, et cela sous aucun prétexte.

Le regret, les plaintes, et les lamentations concernant leur mauvaise qualité de vie et leur mélancolie, dont la question fait mention, de la part de certains individus qui ont dû quitter le sol ennemi pour rejoindre les frontières musulmanes, n’ont pas lieu d’être. De telles illusions sont entachées d’erreurs au regard de la pure législation. Il n’est pas possible d’avoir ce genre d’idées en tête pour les prendre en considération et en faire une obsession si ce n’est par manque de conviction ou il faudrait avoir perdu carrément la raison ou encore sa religion.

Comment peut-on cogiter de telles pensées ? Peut-on invoquer un tel prétexte pour remettre la Hidjra en question ? Alors que le sol musulman –qu’Allah renforce sa bannière – accueille à bras ouverts le fort et le faible, le riche et le pauvre. En outre, la terre qu’Allah a rendu vaste peut très bien recevoir les victimes de ce choc infidèle, ce tonnerre chrétien à l’encontre de la religion, des femmes, et des enfants.

Les Compagnons parmi les nobles et l’élite (radhiaLLAHou 'anhoum) ont bien émigrés en masse en Abyssinie pour sauver leur religion des persécutions des habitants païens de la Mecque. La compagnie sur la route de l’exode était nombreuse et noble. Il y avait dans les rangs Ja’far ibn Abî Tâlib, Abû Salama ibn ‘Abd el Asad, ‘Uthmân ibn ‘Affân, Abû ‘Ubaïda ibn el Jarrâh, alors que l’Ancienne Ethiopie était ce que nous savons.

D’autres ont émigré ailleurs. Ils ont délaissé patrie, richesse, femmes, pères, et enfants. Ils les ont abandonnés, affrontés, et combattus pour affirmer leur attachement à cette religion et leur détachement de ce bas monde. (…) Ainsi, si l’individu s’attache à ce genre d’allusion et s’il a perdu –qu’Allah nous préserve – la pensée saine, la raison, et la bonne compréhension, c’est la preuve qu’il se laisse dominer par son âme ignoble en préférant un vulgaire bienfait terrestre et insignifiant, à une œuvre pieuse et spirituelle mise en réserve. Quelle bien vilaine et vaine transaction ! L’auteur d’un tel sacrifice a tout perdu !

Ne se rend-t-il pas compte, rempli par le remord, d’être le dupe dans cette affaire ? Comment peut-il regretter de s’être séparé d’un territoire où l’on revendique la trinité, où l’on sonne les cloches, où l’on voue le culte à Satan, et où l’on renie le Tout Compatissant ? Le seul patrimoine de l’homme, c’est sa religion à l’origine de son salut immortel et de son bonheur éternel. Pour elle, on sacrifie son âme si précieuse et à fortiori sa richesse.

ALLAH ta'ala a révélé :

" Ô croyant ! Vos enfants et vos richesses ne doivent pas vous distraire du rappel d’Allah. Ceux qui le font, ceux-là sont les perdants ". (16)


Quiconque réside sur le sol chrétien a commis un grand péché et encourre un châtiment terrible bien qu’il n’éternise pas en Enfer, en ce qui concerne sa situation sur terre. Quant à sa situation dans l’au-delà, s’il a rendu l’âme après avoir passé jeunesse et vieillesse dans leur voisinage et leur entourage sans avoir eu l’idée de s’en aller ; ou sinon, bien qu’il soit effectivement parti, il serait revenu à terme en terre infidèle et se serait complait dans cette faute immense jusqu’au moment où la mort le surprenne –qu’ALLAH nous préserve –, la majorité des traditionalistes et la plupart des grandes références considèrent qu’il encoure le supplice du feu bien que son séjour soit écourté un jour.


Le statut concernant le musulman qui préfère l’horizon chrétien, vil dans ce monde et dans l’autre, au mépris de ses frontières, et ses remarques du genre : « C’est cela la terre d’accueil ? » pleines de mépris et d’ironie comme il est mentionné dans la question: celles-ci dénotent un état d’esprit et de la religion de leur auteur, vraiment puéril. Un autre imbécile a osé dire à travers des paroles aussi ignobles que graves : « Si le Roi de Castille venait dans les parages, nous irions le rejoindre sans attendre, etc.» Il ne peut échapper à votre honneur, que ses deux sentiments sont aussi effroyables l’un l’autre. Ils trahissent tous deux une telle indécence et incorrection dans les propos.

Personne ne peut se permettre de proférer de telles absurdités, si ce n’est un imbécile ayant perdu tous les sens –qu’ALLAH nous préserve –. Il aspire faire abstraction des Textes authentiques dans le sens et l’origine. Personne n’a osé s’opposer à cette prohibition à travers toutes les terres musulmanes habitées qui s’étendent du lever au coucher du soleil. Les prétextes avancés n’ont pourtant aucune considération aux yeux de la Loi ; ils n’ont ni queue ni tête. Ces prétextes ne peuvent qu’émaner d’un individu dont Satan s’est emparé du cœur pour lui faire oublier la saveur de la foi et sa douceur. L’auteur de ces piètres paroles, a précipité à l’encontre de sa mauvaise âme, le malheur garanti à court et à long terme.

Quoi qu’il en soit, il n’est pas pire dans la faute, la perversité, l’animosité, l’abomination, l’exécration, la non pertinence, l’impertinence, que celui n’ayant carrément pas l’initiative d’émigrer. Il mérite tous les blâmes et les plus grands reproches pour s’être allié à l’ennemi détesté et implanté sur ses terres. Au pire, ces deux scélérats ont exprimé leur intention. Autrement dit, ils sont restés au stade de l’aspiration et de l’avide ambition sans passer aux actes. (…) fin de citation.


Il a dit entre autre en réponse à une autre question où il est précisé qu’un individu s’est mit au service de ses coreligionnaires en Andalousie conquise (17) :


Vivre sous l’autorité chrétienne empêche de pratiquer pleinement l’office de la prière :
Le rituel de la prière qui vient directement après l’attestation de foi dans les mérites, dans son importance, dans son expression et son élévation, ne peut se pratiquer pleinement voir s’imaginer sans qu’elle ne soit mise en évidence dans un climat de fierté ; loin de toute humiliation et de servitude en pleine demeure infidèle, au contact des pervers où elle s’expose à la perte, au mépris, à la moquerie, et à la dérision.

ALLAH 'aza wa jal a révélé :

" si vous appelez à la prière, il l’a prenne en raillerie et en dérision car ces gens-là n’ont pas leur raison ". (18)

Cette infraction doit aussi bien te suffire.

Le rituel de l’aumône est condamné : il ne peut échapper à toute personne sensée et scrupuleuse que de verser la Zakat au détenteur de l’autorité, compte parmi les piliers de l’Islam et les rites musulmans. Il ne peut échapper non plus qu’il est insensé de la remettre à des instances qui s’en servent contre nos frères, ce qui revient à dénigrer en fait toutes les dévotions légiférées.

Le rituel du jeûne est condamné : faut-il rappeler que le jeûne du mois de Ramadhan, purificateur des corps, incombe à tous. Il est astreint à la vision de la lune au début et à la fin du mois. Dans la plupart des cas, celui-ci se détermine par l’intermédiaire du témoignage qui ne peut être rendu compte qu’en présence du détenteur de l’autorité ou de ses adjoints. S’il n’y a ni Imam ni suppléant ni témoignage, par conséquence le doute plane sur l’entrée et la fin du mois conforme à l’usage musulman.

Cette résidence est un rempart au pèlerinage : bien que cette catégorie d’individus soit dispensée de ce rendre à la Maison Sacrée pour accomplir le Hadj car ils ne sont pas en mesure de le faire malgré leur responsabilité engagée. (…)

Nous pouvons ajouter en plus des éléments cités précédemment, une réalité très dure à entendre. Autrement dit, les habitants de ces pays-là s’exposent à l’humiliation et le dénigrement alors que le Prophète ('alayhi salat wa salam) nous enseigne :

" Il ne convient pas pour un musulman de se dénigrer lui-même. " (19)

Il a dit également :

" La main haute vaut mieux que la main basse. " (20)

Il y a notamment le mépris et la moquerie que ne peut supporter toute personne dont les sentiments sont nobles, si ce n’est dans des cas extrêmes. Sans compter les insultes et les atteintes à l’honneur que la personne doit endurer à défaut de ne pas se faire agresser ou se faire prendre son argent. Nul doute que la grandeur d’âme en pâtie. Il faut compter également que la personne est sans cesse confrontée à voir des choses indécentes qui polluent son horizon, à toucher des choses impures, ou à manger de la nourriture illicite ou pour le moins douteuse.

Il règne la peur que les chrétiens ne tiennent pas leur engagement : le Roi peut décider d’annuler tous ses engagements, de s’en prendre aux personnes, à leurs familles, à leurs enfants, et à leurs biens. Il est rapporté que ‘Omar ibn ‘Abd el ‘Azîz a formellement interdit de vivre dans la presqu’île andalouse bien qu’elle était à l’époque une enclave musulmane (en ayant conscience des mérites à garder les frontières). Les musulmans étaient pourtant en plein essor et au summum de la puissance.

Les soldats et les renforts étaient plus que disponibles. Malgré cela, le Khalife de l’époque, dont les mérites, la piété, la droiture, et la dévotion pour son peuple ne sont plus à vanter, a craint pour ses troupes d’être prises à revers. Que dire de celui qui dans les bras de l’ennemi se jette corps et âmes, sans oublier en primes sa femme et ses enfants, alors que ce dernier est au summum de la force et de la domination. Il est en surnombre et ses renforts sont de surcroît à l’affût.

Son sort et ses espoirs dépendent de la fidélité de son ennemi envers ses promesses basées sur ses principes religieux. Si nous n’acceptons pas leur témoignage lorsque celui-ci les concerne, que dire s’il concerne notre propre sort. Comment pouvons-nous nous fier à leur prétendue honnêteté alors que la réalité témoigne du contraire, pour celui qui se penche sur les événements et qui sonde le monde.

L’individu se sent en danger pour lui-même sa femme, ses enfants, et ses biens : de la part des plus méchants parmi les gens médiocres et les criminels. Cela bien sûr, dans la mesure où le roi et ses administrateurs ne trahissent pas leurs engagements, mais l’expérience nous apprend malheureusement que le contraire se vérifie.

L’individu se sent en danger de mettre sa religion à l’épreuve : en admettant que les plus grands en soient épargné, il reste que les enfants, les gens inconscients, et les femmes faibles sont les plus exposés, si ces administrateurs ennemis et leurs démons tournaient leurs regards vers eux.

La chasteté des femmes est également mise à l’épreuve : comment un père, un frère, ou un cousin peut-il se sentir à l’abri de voir l’une de ses proches tomber sur l’un de leurs jeunes premiers. Il risque de la séduire et de séduire sa religion par-là même. Elle risque sous le charme et son emprise, de renier ses tuteurs et sa religion comme cela s’est produit pour Kunnat el Mu’tamid ibn ‘Ibâd, pour elle et ses enfants. Qu’ALLAH ta'ala nous préserve du malheur qui suscite le bonheur de l’ennemi !

Il est à craindre avec le temps que leurs habitudes prennent l’ascendant sur les résidents musulmans : dans leur manières de vivre, la façon de parler, de s’habiller, et leurs mauvaises coutumes. Nous en avons un exemple à Avila et ailleurs où les habitants musulmans ont complètement perdu la langue arabe. Arriver à ce point, on ne peut que se détacher des rites qui s’y rattachent, sans parler des rites que l’on prononce verbalement malgré leur nombre et leur mérite immense.

Il est à craindre de voir dilapider son argent submergé par les charges lourdes et les impôts qui vous mettent à nu : l’individu se sent entourer des impôts des impies de toute part qu’il faut payer en une fois en raison de la nécessité temporaire ou bien en plusieurs fois en temps normal. Il est possible de les nouer avec un ruban d’excuses et d’explication vide, sans pourtant pouvoir émettre la moindre contestation ou les remettre en question, bien que leur manque de fondement et leur puérilité soient évidents. Il ne faut surtout pas attiser contre soi, leur haine latente, pouvant justifier la fin des traités et légitimer une agression contre les personnes, les femmes, et les enfants comme peut le constater tout observateur. Il est tout à fait plausible que le récolteur des impôts lui-même soit l’auteur de ces injustices ou autres, et pourrait même les récidiver.

Fin de citation. (21)



(1) Les femmes ; 98-99
(2) Autrement dit : ‘Arîdha el Ahwazi fi sharh e-Tirmidhî d’Abû Bakr Mohammed ibn el ‘Arabî.
(3) Les femmes ; 98-99
(4) L’éprouvée ; 1
(5)La famille de 'Imrân ; 118
(6) La famille de 'Imrân ; 28
(7) Les femmes ; 98-99
(8] Le Repas Céleste ; 80-81
(9) L’auteur fait certainement allusion à l’anecdote de l’homme qui voulait se repentir après avoir tué cent personnes comme le révèlent Sahîh el Bukhârî (3470) et Sahîh Muslim (2766). Ce Hadith nous apprend de nombreuses leçons. Nous pouvons évoquer notamment la réflexion de l’érudit ibn Hajar dans el Fath (517/6), où ce dernier précise : « Il nous renseigne sur les mérites à quitter une terre où l’individu commettait des péchés étant donné qu’en général il récidive. Soit le souvenir de ses mauvaises actions lui suscite à recommencer et le tente soit ses complices éventuels en contact avec lui incitent à le refaire. C’est pourquoi, le dernier homme lui a dit : « ne reviens pas dans ta ville car cet endroit est malsain. » Cela sous-entend que l’individu gagné par le sentiment du repentir doit se séparer du contexte auquel il était familier quand il vivait dans la débauche, pour complètement changer de vie et faire autre chose. »
Remarque : dans ce sens, nous avons le Propos où le Prophète a dit (r) : « Allah (Y) n’accepte pas le repentir du païen après avoir embrassé l’Islam s’il ne se sépare pas des païens pour rejoindre les musulmans. » rapporté par ibn Mâja avec une bonne chaîne narrative. Voir Irwâ el Ghalîl (1207). (N. du T.)
(10) Les femmes ; 100
(11)Le Repas Céleste ; 51
(12) Le Repas Céleste ; 57
(13) Ce Hadith rapporté sans l’ordre de verser la moitié du prix du sang est authentique comme le formule l’énoncé de Sahîh Sunan e-Tirmidhi. Voir Irwâ el Ghalîl (1207).
(14) Ce Hadith est faible avec cet énoncé mais il est authentique avec l’autre énoncé disant : « quiconque reste avec un païen et habite avec lui, est comme lui. » voir e-Sahîha (231/2).
(15) Rapporté par Abû Dâwûd dans Sahîh Sunan Abû Dâwûd (2166), e-Dârimî, e-Nasâî dans e-Sunan el Kubrâ, el Baïhaqî, Ahmed, et d’autres. Ce Hadith est authentique et recensé dans Irwâ el Ghalîl (1208).
(16) Les hypocrites ; 9
(17) Cette Fatwa et la précédente ont été compilées dans el Mi’yâr el Ma’rib wa el Jâmi’ el Mughrab ‘an Fatâwa ifriqya wa el Andalus wa el Maghrib.
(18) Le Repas Céleste ; 58
(19) Rapporté par e-Tirmidhî, ibn Mâja, Ahmed, et d’autres ; ce Hadith est authentique et recensé dans e-Sahîha (613).
(20) Rapporté par el Bukhârî 1327, Muslim, et d’autres.
(21) Extrait du livre el Fasl el Mubîn fi Mas-alat el Hidjra wa mufaraqat el Mushrikîn de Husaïn el ‘Awâsha.



Fatwa du 9ème siecle svp !! Vous vous rendez compte, qu'es cque dirais ce savant aujourdhui sur notre situation ?
Laa Hawla wa la qouwata illa biLLAH
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MessageSujet: Re: Fatawas de pieux predecesseurs sur l'éloignement des pays d'associateurs...   Ven 15 Avr - 21:06

Wa 3aleykoum salam wa Rahmatullahi wa Barakatuh

Bararka Allahou fik frère pour tout se travail que tu as fourni. Que Allah te récompense pour cela amiiinnnn
et Que Allah fasse que pleins de frères et soeurs viennent s y abreuver en science et réveille leur nia de la hijrah en eux
afin qu'ils l'accomplissent aminnnn

Que Allah te garde amin

SAra
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MessageSujet: Re: Fatawas de pieux predecesseurs sur l'éloignement des pays d'associateurs...   Ven 15 Avr - 21:48

wa fiki oukhti, amiiine !
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MessageSujet: Supplément des anciens..   Jeu 21 Avr - 13:39

assalamou 'alaykoum wa rahmatouLLAHi wa barakatouh,

BismiLLAH wal hamdouliLLAH wassalatou wassalam 'ala rassouliLLAH wa 'ala aalihi wa sahbihi wa man walah,


ALLAH 'aza wa jal dit:

" Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : “Où en étiez-vous ? ” (à propos de votre religion) - “Nous étions impuissants sur terre”, dirent-ils. Alors les Anges diront : “La terre d’Allah n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer ? ” Voilà bien ceux dont le refuge et l’Enfer. Et quelle mauvaise destination ! A l’exception des impuissants : hommes, femmes et enfants, incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie : A ceux-là, il se peut qu’Allah donne le pardon. Allah est Clément et Pardonneur. Et quiconque émigre dans le sentier d’Allah trouvera sur terre maints refuges et abondance. Et quiconque sort de sa maison, émigrant vers Allah et Son messager, et que la mort atteint, sa récompense incombe à Allah. Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux. " S4 V97-100 [1]

Al-Bukhârî rapporte d’après ‘Abdullâh Ibn Yazîd al-Mouqrî, d’après Hayat et d’autres que lui, qui rapportent de Muhammad Ibn ‘Abder-Rahmân Abû as-Aswad qui a dit : On poussa les gens de Médine à former une armée [contre les Syriens]. Une armée dans laquelle je fus inscrit. En rencontrant ‘Ikrima, l’affranchi de Ibn ‘Abbâs, je le mis au courant de la chose. Il me défendit absolument d’y participer et me dit : « Ibn ‘Abbâs m’a rapporté qu’il y avait quelques Musulmans qui étaient au sein de l’armée des polythéistes, augmentant ainsi les rangs de ces derniers contre le Messager d’Allâh (sallaLLAHou ‘alayhi wa sallam) et qu’il arrivait que certains d’entre eux étaient abattus à coup d’épée ou par une flèche. » ALLAH tabaraka wa ta'ala révéla alors : " Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes " Rapporté par Al-Layth d’après Abî as-Aswad.

Ibn Abî Hâtim rapporte d’après ‘Ikrima selon Ibn ‘Abbâs qui a dit : Lorsque les gens de la Mecque se sont convertis [à l’Islâm], certains parmi eux cachèrent leur conversion à l’Islâm et ils sortirent avec les polythéistes le jour de Badr, et certains furent atteints par les actions des autres. Certains musulmans dirent : " Et il y a [parmi eux] nos compagnons qui sont eux musulmans " et ils ont ressentit de la répulsion et ils les ont excusés, alors ce verset fut révélé : " Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes " ‘Ikrima a dit : ce verset fut révélé pour les jeunes des Quraych qui ont parlé sur l’Islâm à la Mecque, et parmi eux il y avait ‘Alî Ibn Oumayyah Ibn Khalaf, Abû Qays Ibn al-Walîd Ibn al-Moughayrah, Abû Mansoûr Ibn Hadjâdj et al-Hârith Ibn Ibn Zam’ah. Adh-Dhahak a dit : ce verset fut révélé pour les personnes hypocrites qui refusèrent de se joindre au Messager d’Allâh (sallaLLAHou ‘alayhi wa sallam) et préférèrent rester à la Mecque.

Et ils sont sortit avec les polythéistes le jour de la bataille de Badr et furent parmi les hommes tués ce jour-là. Ainsi, ce verset fut révélé sur tous ceux qui prennent résidence avec les polythéistes sans pouvoir manifester leur foi, alors qu’ils sont capables d’émigrer. De telles personnes commettent une injustice contre eux-mêmes et tombent dans ce qui est interdit [Harâm] selon un avis unanime [Idjmâ’] et selon ce texte lorsque ALLAH 'aza wa jal dit : " Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes " [2]

Ce qui veut dire : en délaissant l’émigration [al-Hijrah] - " En disant : Où en étiez-vous ? [À propos de votre religion] " Ce qui veut dire : pourquoi être resté ici en délaissant l’émigration - " Nous étions impuissants sur terre - dirent-ils " Ce qui veut dire : nous étions incapables de quitter ce pays pour partir ailleurs sur terre " Alors les Anges diront : La terre d’Allâh n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer ? ".

Abû Dâwoud [...] rapporte d’après Samurah Ibn Joundub que le Prophète (sallaLLAHou ‘alayhi wa sallam) a dit :

" Quiconque se rassemble avec un polythéiste et réside avec lui est comme lui. " [3]

As-Souddî a dit : Lorsque al-‘Abbâs, ‘Aqîl et Nawfal ont été emprisonnés, l’Envoyé d’Allâh (sallaLLAHou ‘alayhi wa sallam) a dit à al-‘Abbâs : " Sacrifie ton âme et celle du fils de ton frère " Il dit : « Ô Envoyé d’Allâh ! Est-ce que l’on ne prie pas devant ta Qiblah, et est-ce que l’on n’atteste pas ce que tu attestes ? » L’Envoyé d’Allâh dit : « Ô ‘Abbâs ! Vous êtes certes des adversaires, vous êtes des adversaires ! » Puis il lui récita ce verset : " La terre d’Allâh n’était-elle pas assez vaste " Rapporté par Ibn Abî Hâtim.

ALLAH tabaraka wa ta'ala dit : " A l’exception des impuissants " Jusqu’à la fin du verset. Cela constitue pour ALLAH ta'ala une excuse pour eux d’avoir délaissé l’émigration, car ils ne peuvent pas se libérer des polythéistes, et même dans le cas où ils le pourraient, ils ne sauraient où aller. C’est pour cela qu’Il dit : " incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie " Mudjâhid, ‘Ikrima et as-Souddî disent que cela signifie : qui ne trouvent pas de chemin. ALLAH 'aza wa jal dit : " A ceux-là, il se peut qu’Allah donne le pardon " Ce qui veut dire : qu’il leur est permis [dans ce cas] de délaisser l’émigration et « peut » signifie que le pardon sera effectif - " Allâh est Clément et Pardonneur "

Al-Bukhârî rapporte d’après Abû Hurayrah qui a dit : " l’Envoyé d’Allâh (sallaLLAHou ‘alayhi wa sallam) faisait une fois la prière du soir [al-‘Ichâ] quand il dit :

" ALLAH entend celui qui Le loue " [Sami’ ALLAHou liman hamidah] - Et dit avant de se prosterner : « Ô ALLAH sauve ‘Ayâch Ibn Abî Rabî’ah ! Ô ALLAH sauve Salama Ibn Hichâm ! Ô ALLAH sauve al-Walîd Ibn al-Walîd ! Ô ALLAH sauve les impuissants parmi les musulmans ! Ô ALLAH soit dur avec la tribu de Moudhar ! Ô ALLAH afflige-les des années de disette comme les années de Yûssuf !
[le Prophète ('alayhi sallam)] "


Ibn Abî Hâtim rapporte d’après Abî Hurayrah qui a dit que l’Envoyé d’Allâh (sallaLLAHou ‘alayhi wa sallam) leva les mains en étant devant la Qiblah et il dit :

" Ô ALLAH sauve al-Walîd Ibn al-Walîd, ‘Ayâch Ibn Abî Rabî’ah, Salama Ibn Hichâm et les faibles musulmans incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie entre les mains des mécréants ! "

Ce hadîth est attesté dans le Sahîh selon un autre sujet comme précédemment. ‘Abder-Razzâq rapporte d’après Ibn ‘Unaynah selon ‘Abdullâh Ibn Abî Yazîd qui a entendu Ibn ‘Abbâs à propos de " A l’exception des impuissants " dire : ''Ma mère et moi nous étions de ceux qu’Allâh excusa.'' [4]



Notes :

[1] Coran, 4/97-99
[2] Authentifié par SHeikh al-Albânî dans « Silsila al-Ahâdîth As-Sahîha »
[3] Authentifié par SHeikh al-Albânî dans « Silsila al-Ahâdîth As-Sahîha »
[4] Kitâb « Tafsîr al-Qor’ân al-‘Adhîm » de Ibn Kathîr, vol-1 p.745-746
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MessageSujet: Re: Fatawas de pieux predecesseurs sur l'éloignement des pays d'associateurs...   Ven 22 Avr - 12:59

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MashaALLAH 3alayka pour ces ahadits précieux akhi l karim.

BarakALLAH oufik

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"Celui qui te concurrence dans la religion concurrence-le, et celui qui te concurrence dans les biens de la vie terrestre, jette-les-lui au cou! "
Hassan Al Basri
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Fatawas de pieux predecesseurs sur l'éloignement des pays d'associateurs...
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